Terroirs De Bordeaux

Edition du 16/06/2015
 

DOMAINE DE CHEVALIER

Talent

Domaine de CHEVALIER

Au sommet, en blanc comme en rouge


“Notre philosophie s’affine avec le temps, nous dit Olivier Bernard. Domaine de Chevalier est en recherche perpétuelle, toujours sur le chemin de la perfection. Nous sommes en train de retrouver des valeurs que l’on avait peut-être perdues. Nous vivons plus proche de la nature pour anticiper, travailler, soigner, accompagner le millésime. Depuis 28 ans que je m’occupe du Domaine de Chevalier, j’ai procédé étape par étape, le vignoble a été replanté et, aujourd’hui, nous sommes arrivés à une maturité certaine qui s’exprime réellement dans nos vins. Depuis le début des années 2000, le vignoble est en train de restituer ce qu’on lui a donné et les derniers millésimes sont d’un niveau qualitatif rarement atteint ici. C’est vers une voie axée profondément sur la nature que j’ai décidé de me diriger les dix prochaines années, en privilégiant la diversité. On commence d’ailleurs déjà à le remarquer dans nos vins, avec cette expression aromatique bien différente de celle que l’on connaît habituellement. Le cépage s’efface, est en retrait par rapport à la terre qui s’exprime. Le terroir, c’est bien sûr ce qui a fait la notoriété de Chevalier mais nous devons sublimer la terre. Le mot terroir est presque devenu un mot galvaudé aujourd’hui, il faut plutôt parler de la plante qui va puiser sur plusieurs mètres en profondeur des richesses incroyables et apporter une expression absolument unique. Un grand vin, c’est la somme de tout cela : si l’on a bien respecté la terre, si l’on a fait des choix naturels, à commencer par le respect total du fruit, on le retrouve dans la bouteille. Concernant le Domaine de Chevalier Rouge millésime 2014 : il faut le situer un peu après deux millésimes exceptionnels 2009 et 2010, deux millésimes 5*+ ! La nature est venue nous rappeler à l’ordre ensuite avec trois millésimes compliqués. Nous avons rencontré des difficultés du début à la fin du cycle végétatif, à la maturité, aux vendanges, à l’élevage… Autant, en 2009 et 2010, il n’ y avait pas grand chose à faire, la nature était de notre côté, autant sur les millésimes 2011, 2012 et 2013, l’homme devait s’imposer, apporter sa technique pour compenser ou anticiper, mettre “sa patte”, valoriser son savoir-faire. Pour ces millésimes 2011, 2012 et 2013, je mettrais entre 3 et 4*. Nous avons donc un très joli millésime 2014, dans le genre des 2008, 2006, 2001, pas loin du 2010. Un vin assez masculin, avec pas mal de tanins, de la fraîcheur, des PH assez acides, une très belle élégance. En 2014, au Domaine de Chevalier, on se rapproche du 5*, c’est un millésime très réussi. Je suis vraiment très satisfait de mes rouges 2014. Pour le Domaine de Chevalier Blanc, les années fraîches comme 2011, 2012, 2013, étaient propices pour faire de grands millésimes et nous avons d’ailleurs produit d’excellents blancs 4*. En 2012, en blanc, on est près du 5*. Au Domaine de Chevalier, en effet, nous avons produit un très joli millésime de blanc en 2012 et de très jolis millésimes 2011 et 2013. Le 2010 étant un très grand millésime en blanc, 2009 plus généreux, un peu chaud, un peu moins de garde. Pour le Blanc 2014, nous avons vraiment un millésime exceptionnel 5*+, il fait partie des très grands millésimes de blanc tout comme 2010, 2012, 2007, 2001, 1996. C’est un grand millésime, qui marque l’histoire d’une propriété ! Pourquoi le Domaine de Chevalier Blanc 2014 est-il à un tel niveau qualitatif ? Cela est dû à un été relativement frais, une pluviométrie normale, un mois de septembre extrêmement sec, chaud, très ensoleillé et frais la nuit. Toutes les conditions réunies pour un développement parfait des cépages de blanc. Fraîcheur la nuit pour conserver l’acidité, chaleur sans excès la journée qui permet une bonne concentration du fruit. Nous avons vendangé des raisins avec des taux records de sucre et de puissance, mais, en plus, d’une fraîcheur incroyable. Nous obtenons donc une belle ampleur apportée par la maturité, une belle concentration due au mois de septembre, et enfin une belle acidité, en conclusion, un ensemble idéal. Cela donne des vins d’un équilibre incroyable, avec des Sauvignons et des Sémillons superbes. C’est vrai pour les Sauvignons au Domaine de Chevalier mais aussi des Sémillons à Sauternes, au Clos des Lunes, qui ont la particularité d’être à la fois gras, frais et tendus, c’est vraiment lié au terroir, et en 2014, nous obtenons une qualité optimale.”

   

DOMAINE DE CHEVALIER

Olivier Bernard

33850 Léognan
Téléphone : 05 56 64 16 16
Télécopie : 05 56 64 18 18
Email : olivierbernard@domainedechevalier.com





> Le palmares des vins


CLASSEMENT MEDOC
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LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE

Les Classements du site sont réactualisés en permanence dans l'année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions...) et peuvent donc être différents de ceux du Guide "papier", qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition

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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
LATOUR (Hors Classe)
MOUTON-ROTHSCHILD
GRAND-PUY-LACOSTE
MONTROSE
CLERC-MILON
PICHON-COMTESSE
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
(LAFITE)
(MARGAUX)
BATAILLEY
LÉOVILLE-BARTON
LASCOMBES
HAUT-MARBUZET



DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
(LYNCH-BAGES*)
(PONTET-CANET*)
FONBADET
LA GALIANE
HAUT-BATAILLEY
TRONQUOY-LALANDE
MALESCOT-SAINT-EXUPERY*
BEAU SITE*
(CALON-SÉGUR)
ESTEAU
FONTESTEAU*
HOURTIN DUCASSE*
LE MEYNIEU*
LA PEYRE
DAVID*
(GRAND-PUY DUCASSE)
BROUSTERAS
COUDOT
HENNEBELLE
LESTAGE-DARQUIER
LOIRAC
LES MOINES*
BOIS CARRÉ*
GRAVES DE LOIRAC
(FOURCAS-HOSTEN)
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
(BRANE-CANTENAC*)
LAFON-ROCHET*
(TALBOT)
CLAUZET*
DESMIRAIL*
FOURCAS-DUPRÉ
MAUCAILLOU
TOUR de BESSAN*
HOURBANON
LAMARQUE
PATACHE D'AUX
SAINT-AHON
TOUR-DU-ROC
LE BOURDIEU*
PANIGON*
PLANTIER ROSE*
PETIT BOCQ
POMYS*
REYNATS
SOULEY-SAINTE-CROIX
DOYAC*
LES MARCEAUX*

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
CHANTEMERLE*
DOMEYNE
LAMOTHE-CISSAC
TOUR SIEUJAN
TOUR MARCILLANET
SIORAC
LABADIE
(TOUR DES TERMES)
(SAINT-AUBIN)
(CARCANNIEUX)
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
CROIX du TRALE*
DONISSAN*
FAUGEROUX
GRAND BRUN
LOUDENNE
LARRIVAUX
LE TEMPLE*
(CARONNE-SAINTE-GEMME)
BEAUVILLAGE
SIGOGNAC
SÉRILHAN
GRANINS-GRAND-POUJEAUX
(PEYREDON-LAGRAVETTE)

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements


 A l'honneur

 Les classements

> Nos coups de cœur de la semaine

Domaine L'ENTRE DEUX MONDES


Le choix de la culture biologique était évident pour ce passionné vétérinaire ostéopathe, créateur et organisateur de la Foire Biologique et artisanale de Libourne depuis 1999, qui s'est lancé dans l’aventure en 2004 avec 2,53 ha de vignes installées sur deux coteaux orientés nord-sud pour les Merlots (70%) et est-ouest pour les Cabernets-Sauvignon (30%). Les parcelles sont d’âges différents : 15, 30 et 50 ans. Vendanges manuelles et conviviales, tris sur pieds et sur table à l’entrée du chai, vinification sans apport de levures, élevage en cuves et en barriques. “En 2013, nous dit Jean-François Moniot, nous n’avons pas récolté, ne souhaitant pas devoir ajouter des copeaux, du sucre…, et avons donc donner nos raisins à un voisin qui vend en vrac.  2014 : belle récolte, les Cabernets-Sauvignons sont parfaits, les Merlots un peu moins. Nous préparons une cuvée de prestige, qui sera un assemblage Cabernet-Sauvignon et Merlot. En 2015, nous construisons un gîte de charme et proposons à la vente : la cuvée Mille et une Nuits 2005 (Cabernet-Sauvignon), les 2010, 2009 et 2006 (Cabernet-Sauvignon et Merlot).” C’est donc le moment de déboucher ce Bordeaux Supérieur cuvée Azur 2010, médaille d'Argent Vins Bios, cuvée spéciale de Merlot, un vin ayant de la charpente tout en conservant une jolie rondeur, avec des notes de fruits surmûris. Le 2009 est puissant et complexe, avec des nuances de fruits rouges bien mûrs et une touche d’épices, un vin tannique, bien équilibré, charnu, d’excellente garde. Le Bordeaux Supérieur 2010 (80% Merlot, le reste en Cabernet-Sauvignon), parfumé et persistant, aux tanins riches, équilibrés, mêle une charpente certaine à une jolie souplesse au palais, de bonne garde. Goûtez le remarquable Bordeaux Supérieur cuvée des Mille et Une Nuits 2005, un vin riche, de couleur profonde, complexe au nez comme en bouche (pruneau, épices).

Jean-François Moniot
23, route de Coutras
33910 Saint-Denis-de-Pile
Téléphone :05 57 74 22 22 et 06 08 05 62 47
Télécopie :05 57 84 55 40
Email : moniot@wanadoo.fr
Site personnel : www.lentredeuxmondes.fr

Château de COUDOT


Le terroir du Château de Coudot est assis sur les deux types de graves que l’on rencontre sur Cussac Fort-Médoc : des graves du Mindel 1 et des graves du Mindel II. Le Cabernet-Sauvignon (60%) occupe les graves de la terrasse, le Merlot (35%) se plait dans les terres plus légères et le Cabernet franc (5%) trouve son équilibre sur des sols secs et bien drainés. Le vignoble est dans la tradition médocaine : taille à deux astes avec trois bourgeons par aste, épamprages, effeuillages, vendanges en vert si nécessaire…Tous ces travaux sont effectués dans le plus grand respect de la vigne afin d’obtenir des raisins de la meilleure qualité possible. Les vignes sont alimentées exclusivement par des apports de matière organique naturelle déterminés en fonction d’analyses de sols régulières. Que ce soit pour la culture de la vigne ou dans les processus de vinification, le respect de l’environnement est un impératif pour les trois frères Blanchard, Joël, Daniel et Rémy. “Le 2013 a peu de structure, mais n’est pas loin des 2011 et 2012, nous dit-on. Quant au 2014, il a beaucoup de similitude avec les 2009 et 2010, les vins sont colorés, fruités, c’est un très bon millésime. Globalement, nos 2013 et 2014 sont des vins à boire dans les 5 ans.” Voilà un beau Haut-Médoc 2012, qui porte haut son appellation de Cru Artisan, issu de vignes d’une trentaine d’années, élevé 12 mois en barriques, dense et généreux, avec des nuances bien caractéristiques de fruits rouges mûrs, légèrement épicé en bouche, aux tanins souples, vraiment réussi. Le 2011 est charnu, savoureux, un vin qui allie puissance et souplesse, de bouche fondue où domine le pruneau confit, d’excellente évolution. Remarquable 2010, de belle robe pourpre, un vin riche et généreux, ferme, à dominante de petits fruits noirs et de cannelle, aux tanins structurés, d’une jolie concentration. Beau 2009, avec des tanins puissants mais souples, au nez complexe et subtil, dominé par des nuances de griotte et de poivre, un vin ample et persistant en bouche, très classique du millésime, qui a largement mérité sa médaille d’Or au concours de Lyon 2011.

J. Blanchard
9, impassse de Coudot
33460 Cussac-Fort-Médoc
Téléphone :05 56 58 90 71
Télécopie :05 57 88 50 47
Email : ch.coudot@wanadoo.fr
Site personnel : www.chateaudecoudot.fr

Château BICHON-CASSIGNOLS


Une exploitation familiale de 12 ha où l’on applique une agriculture raisonnée. Voilà un savoureux Graves rouge 2011, corsé, épicé, très harmonieux, riche en couleur, bien typé, de belle robe soutenue, aux notes de sous-bois et de mûre, bien charpenté et équilibré, parfumé (griotte, humus...) au palais, vraiment très réussi. Le 2010, de couleur pourpre, aux notes de fruits rouges et d’humus, velouté, au bouquet très fin, est ample, aux tanins puissants et souples à la fois, particulièrement savoureux. Le 2009, généreux, très coloré, au nez dominé par le pruneau et la cannelle, ample, complexe et gras, équilibré, un vin charnu et structuré, d’excellente évolution. Le 2008, aux tanins denses, est tout en bouche, légèrement épicé, bien bouqueté, aux notes de fruits cuits (mûre…). Le Grande Réserve 2010, de belle matière, au bouquet subtil et intense, aux notes de sous-bois et de cassis mûr, de bouche ample et fondue, avec des tanins élégants mais bien présents, est un vin qui emplit bien les papilles. Joli Graves blanc 2012 (vin biologique), charmeur, richement bouqueté, alliant puissance et élégance.

Marie et Jean-Fraçois Lespinasse
50, avenue Capdeville
33650 La Brède
Téléphone :05 56 20 28 20

CHATEAU D'ESTEAU


Depuis près de trente ans, Serge PLAYA a entrepris son grand œuvre : restaurer une ancienne propriété déjà connue au XVIIème siècle et lui redonner son lustre passé. En effet, le Château d’ESTEAU existait déjà lorsque BELLEYME, géographe du Roi, traça la première carte du Médoc en 1766. Depuis, les successions, l’urbanisation et, hélas les crises viticoles ont réduit sa superficie mais l’essentiel demeure : 4 ha d’un terroir où la grave garonnaise prédomine, regroupés autour des bâtiments ce qui confère aux vins une typicité unique. La plantation, d’une densité élevée, fait la part belle au Cabernet-Sauvignon. On a banni les désherbants. Tous les travaux du sol sont mécaniques. Les vendanges sont évidemment manuelles ce qui garantit un tri impitoyable des meilleures grappes. La vinification se fait de manière traditionnelle, avec une cuvaison longue qui assure l’extraction des arômes, et l’élevage est effectué pendant 22 mois en moyenne, en barriques de chêne fin de l’Allier renouvelées à raison de 30% par an. La mise en bouteilles, toujours au Château, a lieu en général pendant l’été qui suit cette période et les vins reposent encore un an en bouteilles avant d’être prêts à la commercialisation. Depuis 2009, le Château d’ESTEAU produit un second vin, la cuvée 7 & +,issu principalement de ses jeunes vignes, et dans lequel le Cabernet Sauvignon et le boisé sont moins marqués. Il en résulte un vrai vin-plaisir, très apprécié dans les brasseries parisiennes où il est représenté, mais aussi dans les pays nouveaux consommateurs de vin. Vous pourrez découvrir ce Haut-Médoc 2008, un vin de belle teinte foncée, parfumé (cassis), où la souplesse prédomine, aux tanins fondus mais bien présents, classique de ce millésime, de garde, bien entendu. Le 2006, charnu, avec des arômes de sous-bois et de groseille, est riche et persistant en bouche, gras, aux tanins mûrs, de couleur profonde, mêlant structure et élégance, de bonne garde. Le 2005, au nez de cerise noire et d’humus, est classique, un vin où la structure s’allie à la finesse, de couleur grenat aux reflets violacés, aux tanins fermes et veloutés, tout en bouche, de garde.

Serge Playa

33250 Saint-Sauveur
Téléphone :05 56 59 57 02
Télécopie :05 56 59 59 60
Email : chateau-d-esteau@vinsdusiecle.com
Site : chateau-d-esteau
Site personnel : www.chateaudesteau.com


> Nos dégustations de la semaine

Clos TRIMOULET


Au sommet. J’aime ce vin depuis le premier Guide, ce qui n’est pas rien. De forte personnalité, les frères Appollot, Alain et Joël, continuent donc d’appliquer la même philosophie que leur père, Guy Appollot.
Des vignerons qui s’adaptent à leur terroir et savent en tirer le meilleur vin possible, grâce à l’anticipation, au sens d’observation et à leur grande expérience. Chaque année, ils essayent de tirer la quintessence du millésime, avec humilité, s’effaçant devant la Nature, qui reste reine. “C’est quand on rentre du très bon raisin que l’on fait du très bon vin” !
“Nous avons la chance d’avoir une très belle série de millésimes ces dernières années, précise Alain Appollot, et nous obtenons des vins de qualité régulière. La matière première est primordiale, pour avoir de jolis raisins à vendanger, nous travaillons beaucoup au vignoble, mon frère Joël et moi. Clos Trimoulet Grand Cru est un vin issu d’une dizaine d’hectares, régulièrement primé dans les différents concours internationaux. C’est un vin typé, de belle robe grenat, aux notes de framboise et de mûre, d’épices, de sous-bois, un vin riche, généreux, aux tanins puissants et soyeux, persistant en bouche et d’excellente évolution.
- 2012 : le millésime s’est fait grâce aux mois d’août et septembre qui ont été superbes, nous sommes très content du résultat, c’est un vin très prometteur, cela a été un millésime de vigneron car il a fallu être vigilant et anticiper à bon escient.
- 2011 : une belle réussite au Clos Trimoulet, des tanins assez puissants bien soyeux, vin très fruité (fruits rouges) avec beaucoup de fraîcheur aromatique, très belle harmonie.
Nous commercialisons en direct 60% de nos vins auprès d’une clientèle particulière, précise Alain Appollot. Il faut rendre hommage à mon grand-père, puis à mon père, qui ont commencé la vente de la bouteille. “Pour avancer, il faut savoir regarder en arrière”, et nous, la sixième génération, sommes reconnaissants du travail accompli par nos prédécesseurs. Le “bouche à oreille “ fonctionne bien, les bonnes adresses circulent vite et c’est vrai que notre fichier clientèle s’accroît tout naturellement, nous faisons juste quelques salons. Notre clientèle est surtout hexagonale, nous avons aussi des marchés à l’export, au Japon, aux États-Unis et en Europe du Nord, toujours en direct, restant maîtres de la commercialisation de nos bouteilles. Nos clients apprécient la typicité de nos vins, ce sont de vrais amateurs qui n’aiment pas les vins standards ni les vins commerciaux. Ils nous encouragent à ne pas céder à la pression. Nous perpétuons la tradition familiale, et privilégions les terroirs. Nous nous investissons beaucoup personnellement pour offrir des vins à des prix très intéressants, notre rapport qualité-prix est imbattable, nous tenons à rester dans cette gamme de prix, c’est notre philosophie au Clos Trimoulet, car nous tenons à ce que le plus grand nombre de consommateurs ait accès à notre vin, à notre appellation de Saint-Émilion Grand Cru. Nous préférons produire des vins de plaisir, nous sommes contre les vins hyper concentrés, notre vin est apprécié et accompagne très bien tout le repas, notre récompense, à nous vignerons, est de voir une bouteille vide, ainsi le vin a plu !”
Vous allez aimer comme moi ce Saint-Émilion GC 2011, parfumé (humus, griotte, mûre), tout en bouche, aux tanins amples, au nez complexe (violette, fraise des bois), alliant souplesse et charpente, chaleureux. Superbe 2010 (médailles d’Argent Concours Bordeaux 2012 et vignerons Indépendant 2010) : millésime très apprécié dans la lignée du 2009, un vin d’une très belle concentration, très élégant et d’une belle finesse, très équilibré, aux arômes de fruits très mûrs (fruits noirs), c’est vraiment l’équilibre et la finesse qui domine (14 e environ). Beau 2009, médaille d’Argent au Challenge international du vin 2011, aux senteurs de fruits rouges, de cuir et de sous-bois, bien en bouche, puissant, savoureux, riche en couleur comme en charpente (14,20 e), de garde comme le 2008, médaille d’Argent au concours des vignerons Indépendants, au bouquet subtil où dominent le pruneau et les épices, mêlant souplesse et structure (13 e). Le 2007, de bouche fondue et parfumée, est bien classique, tout en rondeur, de couleur rubis intense, au nez marqué par la groseille et les sous-bois, avec des tanins ronds, associant richesse et harmonie, corsé et épicé comme il le faut. “Le 2007 est un millésime miraculeux, explique Alain Appollot, la Nature a été généreuse avec nous. Grâce à notre travail en amont, aux soins que nous avions apportés à la vigne durant tout l’été, les raisins étaient très jolis, les analyses étaient d’ailleurs très bonnes, surprenantes même, révélant des PH tout à fait corrects. Cela donne des vins très fruités, d’un bel équilibre, des vins assez classiques finalement. Pour l’élevage, nous n’avons pas trop utilisé de bois neuf, nous ne tenons pas à masquer les vins. Je respecte le millésime et ses caractéristiques, je ne cherche pas à les gommer mais au contraire à souligner le meilleur.” Voir le Château Chevalier-Saint-Georges en Montagne-Saint-Émilion. Formidable rapport qualité-prix-typicité. 

Guy, Alain et Joël Appollot

Domaine de GRANDMAISON


Un domaine de 19 ha issu d’un terroir exceptionnel de graves siliceuses et d’argiles graveleuses parsemées de moellons calcaires (65% Sauvignon, 15% Sauvignon gris et 20% Sémillon pour les vins blancs; 60% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc pour les vins rouges). Vendanges manuelles, élevage du blanc 30% en barriques neuves pendant 6 mois sur lies fines et 70% en cuves sur lies également ; le rouge : vin de goutte 80% de la récolte en barriques pendant 12 mois et vin de presse 20%. Le vin produit sur le domaine se caractérise par une expression minérale autant en rouge qu'en blanc reflétant le type de sol argilo-calcaire. La vigne est présente depuis longtemps au Domaine de Grandmaison : dès le XVIIIe siècle, Monsieur de Belleyme, Ingénieur cartographe du Roi Louis XV, mentionne notre crû alors appelé Barreyre. Au fur et à mesure des époques, la production de vin s’est parfois interrompue, (à cause du gel, du phylloxéra), et a parfois fait place à la polyculture. Grandmaison a aussi fait office de maison de campagne.

François Bouquier, qui avait dû quitter son Cantal natal au début du vingtième siècle, y fit quelquefois les vendanges et acquit le domaine en 1939, quand il sut qu’il était à vendre. Puis, à partir de 1970, Jean (son fils) et son épouse Françoise reconstituèrent le vignoble et entreprirent la construction de l’actuel cuvier. Grandmaison entrait alors à nouveau en production. Depuis 1988, c’est François (leur fils) qui vinifie et avec son épouse Mayi, tout deux se consacrent à la propriété familiale depuis 1993.
"L’année 2013 a été compliquée, nous raconte François Bouquier, un millésime imprévisible car, après une floraison tardive, nous avons commencé les vendanges le 30 septembre et terminé le 19 octobre. Nous sommes satisfaits de la vendange autant par la qualité que la quantité, c’est grâce à l’âge des vignes, c’était un atout ! C’est un millésime qui se fait au fur et à mesure, avec une belle matière, le vin est structuré. Le blanc est tout en finesse, bien équilibré, représentatif du travail en amont, un joli vin dans la ligné du 2011. Au printemps 2014, nous proposons le blanc 2013, puis le rouge 2011, très agréable, avec une belle tenue, les tanins sont fondus, un vin bien équilibré, ce 2011 est un millésime gourmand, à l’image du 2008. J’aurais tendance à mettre ces millésimes en tandem : 2009 et 2010, avec une structure de raisin très particulière, et 2011et 2012 qui vont apporter des vins qui auront beaucoup de valeur, avec peut-être même un 2012 plus étoffé que le 2011.”
Il a raison et on en a la preuve avec ce beau Pessac-Léognan rouge 2011, de couleur intense aux reflets noirs, un vin généreux, avec des arômes de fruits rouges et d'épices, et des tanins bien enrobés, typé et persistant. Remarquable 2010, riche en couleur, dense, où se mêlent la griotte et l’humus, un vin charnu, charpenté, de garde. Savoureux 2009, aux notes de fruits macérés et d’épices, gras, aux tanins très équilibrés, au charnu caractéristique, bien en bouche, de belle évolution. Le 2008, de couleur profonde, structuré, ample, avec des tanins riches et qui se fondent bien, des arômes de fruits bien mûrs (cassis, griotte...), tout en finale, prometteur également. Le 2007, de couleur grenat aux reflets violine, il est tout en bouche, avec beaucoup de structure, bien équilibré, au nez de cerise et d’humus, de charpente très élégante. Le 2006, dense, où se mêlent la griotte, la groseille et l’humus, aux tanins soyeux, est bien charnu, ample et structuré, de garde. Le 2005, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, est chaleureux, de très bonne évolution.
Fidèle à lui-même le Pessac-Léognan blanc 2012, d'une très belle persistance d'arômes en bouche, avec des nuances de pêche et de tilleul, est tout en distinction. Le 2011, avec cette ampleur en bouche caractéristique, alliant charpente et finesse, d'une belle finale aromatique (poire, bruyère...), est à ouvrir sur des escalopes de dinde au citron. Le 2010, rond, à dominante de fleurs blanches et de petits fruits secs, puissant mais très fin, un vin tout en finale. Le 2009, avec ces arômes de fruits frais, de grillé et de fleurs, mêle nervosité et gras au palais, un vin toute en nuances et distinction. Le 2008, avec des senteurs de noisette et de chèvrefeuille, est ferme et suave, tout en harmonie, vraiment très agréable. Formidable rapport qualité-prix-plaisir, ce qui n’est pas rien.

Jean et François Bouquier

Château BRANE-CANTENAC


Une entité de 75 ha, immuable depuis trois siècles, que l’on peut répartir en quatre zones : devant le château s’élève la fameuse croupe de Brane. Sur le sommet du plateau de Cantenac, une trentaine d’hectares appartiennent à la propriété et s’étendent sur la plus belle partie de cet épandage de graves profondes du quaternaire (quatrième terrasse). Grâce à la qualité de son sol, la régulation hydrique est exceptionnelle. Les graves profondes (12 m) ont un pourcentage d’argile important. Derrière le parc du château, une quinzaine d’hectares forment, avec le plateau, le cœur historique de la propriété. L’épandage de graves du quaternaire (cinquième terrasse) est plus récent. La profondeur de l’enracinement de la vigne et la régulation hydrique sont étroitement liées à la hauteur de la nappe phréatique (entre 2,5 et plus de 3m). Les sols sont sablo-graveleux, à gros galets. La Verdotte : ce vignoble d’une dizaine d’hectares âgé de plus de 35 ans, correspond au même épandage géologique que celui qui jouxte le parc du château. Le sol gravelo-sableux est moyennement profond et l’enracinement est parfois limité par des concrétions ferrugineuses (podzosols). Enfin, un peu plus loin, s’étendent les vignes de Notton, situés sur un très beau plateau graveleux. C’est un terroir de graves profondes grossières et pauvres en argile. Encépagement : 55% de Cabernet-Sauvignon, 40% de Merlot, 4,5% de Cabernet franc et 0,5% de Carmenère. Âge moyen des vignes 35 ans, rendement moyen décennal 45 hl/ha.
Le tout donne ce Margaux 2011, coloré, aux arômes persistants de petits fruits rouges mûrs et de cannelle, avec des tanins souples et très équilibrés, un vin très typé, comme à son habitude. Superbe 2010, racé, généreux, corsé, aux tanins savoureux et riches, avec cette bouche bien charnue et séduisante dominée par les fruits à noyau et la réglisse, très classique, de garde. Dans la lignée, le 2009, de jolie robe pourpre, un vin qui révèle un bouquet de notes épicées et poivrées, ample en bouche avec des tanins denses et veloutés, d’une finale persistante. Le 2008 est charnu, avec des arômes de sous-bois et de groseille, riche et persistant en bouche, gras, aux tanins mûrs et savoureux, un vin puissant et fin à la fois, d’excellente garde.
Le Second Vin, Baron de Brane 2011, parfumé, très équilibré, aux tanins mûrs, au nez de cassis, avec cette touche épicée bien persistante, d’une belle finesse aromatique, coloré et corsé. Savoureux 2010, au nez subtil où dominent le cuir, la cerise et les épices, aux tanins denses et puissants, d’une très jolie finale, de très bonne garde comme le 2009, de belle robe soutenue et brillante, ample, d’une jolie concentration d’arômes (cassis, prune…), très équilibré, un vin soyeux mais dense.

Henri Lurton

33460 Cantenac
Tél. : 05 57 88 83 33
Fax : 05 57 88 72 51
Email : contact@brane-cantenac.com
www.brane-cantenac.com

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Edition du 02/06/2015
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Edition du 19/05/2015
Edition du 12/05/2015
Edition du 05/05/2015
Edition du 28/04/2015
Edition du 21/04/2015
Edition du 14/04/2015
Edition du 07/04/2015
Edition du 31/03/2015
Edition du 24/03/2015
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Edition du 10/03/2015
Edition du 03/03/2015
Edition du 24/02/2015
Edition du 20/02/2015

 



Château PIRON


Château TOUR GRAND FAURIE


Château BRAN de COMPOSTELLE


Château PANCHILLE


Clos RENÉ


Domaine de BAVOLIER


Château PASCAUD


Château La GALIANE


Château les MOINES


Domaine de GRANDMAISON


Château HAUT FERRAND


Château CERTAN de MAY de CERTAN


Château PIERRAIL


Château PLINCE


Château TOUR-du-ROC


VIEUX CHATEAU des ROCHERS


Château VALENTIN


Château ROUGEMONT



DOMAINE DE ROSIERS


CHATEAU HOURBANON


DOMAINE DE LA RENAUDIE


CHATEAU FABAS


CHATEAU BECHEREAU


CHAMPAGNE PERSEVAL-FARGE


CHAMPAGNE MAURICE VESSELLE


DOMAINE DE LAUBERTRIE


CHATEAU LA GALIANE


DOMAINE LAFRAN-VEYROLLES


CHATEAU DE BEAUREGARD



 

 

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